• L'Homme est inconstant, l'Homme est mensonge, l'Homme est péché, en somme il est humain.

    L'Homme est une bête fascinante, une ville est cent fois plus intéressante qu'une boite de pétri de levure; l'étude des levures est beaucoup plus simple. L'Homme peut adopter des milliers de configurations possibles pour chaque situation environnementale, familliale, létale qui pourrait arriver. Il existe autant de réaction possible à un événement que d'Homme se trimbalant, pompeux, en ce bas monde.

    Même si l'on parvient à retirer quelques généralités du psychisme de l'Homme, la complexité de chacun est incontestable, et ce doit être foutrement rageant pour n'importe qui essayant de comprendre ses congénères...
    Tout Homme est mauvais, tout Homme possède sa petite blessure, plus ou moins profonde, l'élément déclencheur, la douleur qui revient de temps en temps, la part sombre de chacun. Et pourtant, malgré les horreurs que l'humanité commet, il reste des Hommes bons. C'est surprenant, choquant et humilliant pour celui que l'on met à la gouverne de l'enfer. Et oui le Malin a échoué chez certains, même si celui-ci reste tenace, l'Homme reste tétu.

    J'en ai déjà marre de l'Homme... Nous verrons la suite plus tard...






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  • Au Moyen-Âge, la peste ravageait l'Europe.
    Au XVII ème siècle, la monarchie était une machine de mort.
    Au XIX ème, ce fut l'alcoolisme et la syphilis.
    Aujourd'hui, le fléau du siècle c'est le fric.


    Le fric, terme vulgaire mais fort courant pour désigner l'argent, monnaie d'échange planétaire.

    Envahi de biens, l'Homme dans toute son impuissance, ce voit contraint à la consommation de masse: objets inutiles, inadaptés, en surnombre. Ces objets sont présentés en spots publicitaires, défilants 24h/24h, 7j/7j, partout et en boucle; les objets proposés sont toujours mieux que ceux d'à côté, plus utiles, plus performants, plus indispensables et souvent plus cher.

    Afin d'acquérir ce véritable tas de boue, l'Homme doit gagner de l'argent dans le but d'échanger cet argent contre ces mêmes objets. Avec une quantité volumineuse d'argent un individu I peut donc obtenir tous les objets x qu'il souhaite.

    Le but du jeu pour le système économique, est donc, de pousser à la consommation. Premier moyen par la publicité, mais ce n'est pas toujours suffisant. L'économie cherche donc des solutions:

    _1 Des objets jetables: I devra acheter un même objet tous les mois ou tous les jours car l'objet ne peut se conserver plus longtemps. On peut aussi citer les pannes de matériel électroménagé, une bonne entreprise est une entreprise dont les machines à laver ne survivent qu'une année, par exemple.

    _2 Le crédit: I n'a pas assez d'argent? Oh pas de problème. I paiera dans 6mois.

    _3 Soldes et promotions: Les objets sont vendus à des prix plus bas que la normal. I interpellé par cette baisse pensera faire une bonne affaire et achètera en grosse quantité.

    _4 L'exclusivité: Des offres de produits spécifiques mais qui ne durent que peu de temps. I sera tout feu tout flamme et ira au premier magasin venu.

    _5 Les cadeaux: I aime les cadeaux, si I achète quelque chose et obtient un cadeau il achètera à nouveau. On observe le même comportement avec les canidés.

    _6 La fidélisation: I satisfait, I reviendra. Carte de fidélité avec remise et cadeau à la fin, I va jouir...

    Le plus effrayant dans ce système ce sont les excès. Des individus s'endettent pour obtenir toujours plus; cela mène parfois à la mort, lorsque l'individu est submergé il cherchera une échappatoire, en général, la mort par suicide ou des actions stupides telles que voler l'argent des autres. D'autre ne savent que consommer, ainsi, certains possèdent une culture générale inexistante (ou bien une culture de consommation), des capacités de réflexions amoindries, une dépendance certaine à l'argent et aux produits inutiles. Cela est une débauche beaucoup plus forte, misérable et dégradante que n'importe quel libertin ne pourra jamais atteindre.

    Certains qui ne comprennent pas cette société, font néanmoins des efforts pour entrer dans le moule. Mais c'est extrêmement difficile, voire impossible. Mais ceux-là, ne peuvent sortir de cette boite aux couleurs éclatantes, fresque gerbante des plus grandes injustices que l'Homme ait pu créer. Homos économicus est né. Il n'est qu'une plaie, putride sur le corps d'un être pur... Il vous reste deux échappatoires, la mort volontaire ou involontaire.

    Notes d'Aluan, humaniste et chercheur.


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  • Il est étonnant de voir, à quel point un être sous l'emprise de l'ire* peut irradier autour de lui une aura de méfiance et de tension. C'est avec une voix tendue et vibrante qu'il s'exprimera, utilisant plus d'énergie que nécessaire, pour produire un son intense et empli d'un signal de danger pour les autres.

    Le comportement en lui-même de l'infortuné ne sera qu'avertissement pour ses congénères: tremblements, regards noirs, gestes brusques, gonflement du cou pour certains, bandage permanent des muscle pour d'autres ou encore éclat de voix.
    L'homme énervé, doit être traité avec prudence, d'abord parce qu'il est sur ses gardes et au bord du non-contrôle ou de la crise de nerf, ensuite parce qu'il règne en lui une extrême tension, qui doit s'évacuer, si il ne peut pas sur la cible qu'il avait choisi il calmera peut-être ses nerfs sur vous, ce qui peut être douloureux. Il faut connaitre l'homme pour calmer la bête, et même en le connaissant c'est parfois une difficile tâche que de remettre en prison ce qui s'est échappé.

    Sous l'ire, de nombreuses décisions ont été prises, parfois bonnes, mais souvent mauvaises. La patience est utile et la colère l'annihile complètement, il faut savoir ramener l'homme à la raison, via des arguments verbaux ou physiques, sans toutefois le blesser. Ensuite un long entrainement devra suivre, afin de lui apprendre à canaliser ses flux et reflux de bestialité.

    Notes d'Aluan, humaniste et chercheur.


    * la colère.

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