• Noise

    Trop de bruits: les gens sont bruyant. Celui qui saura le mieux se faire entendre est celui qui parlera le plus fort, au détriment de mes tympans. Après tout, tout est toujours plus beau une fois beuglé au vent: la vie privée, sexuelle, budget, finances, projets, avenir, la cuite d'hier, les saignements du matin... Répandre sa vie aux quatre vents, c'est un lent suicide par hémorragie verbale.

    J'ai mal à la tête. Surplus d'émotions étrangères, je n'ai jamais touché à une quelconque drogue, mais grâce à mon voisin j'ai déjà ingurgité acide, coke, exta et cana. Je peux parler de politique péruvienne comme un ministre via les commérages de la garce au téléphone dans le métro; à ce propos le métro est un brouhaha vivant, je crois que je n'y mettrais plus jamais les pieds. Cinquante personnes au mètre carré, ça me donne de quoi souffrir encore un peu: oui j'ai sorti le chien, non demain je viens pas j'ai une grippe, oui oui moi aussi je t'aime, promis je fumerais plus, oh oui chéri tu m'excites...

    Une personne dans une tête c'est bien assez difficile à supporter, mais un wagon de travailleurs pressés ça devient de la folie.


    Un matin je suis allé à la banque vers 8h00, je ne sais pas pourquoi. Peu de temps après moi, débarque un individu que je connais bien, il me hurle sa vie 45minutes par jour... Soudain, je me rappelle: "Oui Monsieur, demain à 8h00 au guichet 2"...

    Je sors en courant et me réfugie chez moi: Qui suis-je?



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